Mes découpages et Cordoue

Lily, Natacha, Jean, Bill… ? J’écris, je lis, relis, fais relire, corrige, ressuscite des personnages et change des noms, je crois que je tiens le bon bout mais il arrive que non finalement. Déjà dit Rosenitha, tu radotes. Je suis lente. Rien de nouveau non plus. Je voyage et je ne fais souvent rien. C’est malin ça ! C’est bien ? Va savoir…
Dans tous les cas, je ne fais pas qu’écrire les aventures de Joséphine et Capucine, les fameuses héroïnes que l’on ne connait toujours pas car leurs vieux amis et ancêtres racontent encore leur vie. Lily a déjà parlé, Natacha a commencé, on attend la suite qui devrait être aujourd’hui, oui bon d’accord mais…

 

Ce matin, promenade après avoir bu mon café en cherchant mon prochain point de chute – ce qui prend beaucoup de temps car je prépare même si je ne fais jamais ce qui est prévu -, photos car c’est beau et trois heures pour me lever. Ce n’est pas tout.

Je veux vous envoyer des cartes postales, des en vrai, pas des whattsapp, et on n’en trouve plus sous le sabot d’un cheval. Entre cette recherche hasardeuse, celle, non moins complexe, pour trouver une poste ouverte afin d’acheter des timbres et la rédaction du petit mot sympathique, il me faut un bon mois. Je devrais donc m’y prendre très à l’avance mais j’oublie (oui, je sais…), me croyant Super-Rosenitha capable d’affronter tous les obstacles. J’y crois toujours alors…

Alors j’ai décider de passer l’étape un, celle de la quête de cartes postales, la plus longue – ce que je croyais -, et de me fabriquer des courriers à partir de mes photos. Il faut donc trier les photos – long – et trouver une imprimerie. Ambitieux…

Chance, je suis sur mon rocher près de chez une amie qui connait justement une imprimerie qui ferait le job.

Toutefois, ce que je n’avais pas prévu est que l’imprimeur mette quatre images par page et que ce soit à moi de les découper. Et ce n’est pas tout : je ne coupe pas droit. Mais alors pas du tout. Je crains la catastrophe et ma déception au point de jeter les timbres miraculeusement achetés – une fortune – au lieu de m’en servir pour vous servir.
Alors, j’ai pensé. Et je me suis souvenu de mon enfance et des albums de photos de bonne-maman. J’aimais utiliser son cadre de découpe qui détourait parfaitement l’image sous forme de vaguelettes ou de dentelle. Ensuite, nous collions sur les belles pages noires des petits coins pour y insérer la photo. Enfin, de son écriture illisible ma grand-mère notait la date et les noms.
Comment trouver un tel objet de découpe ? Pas dans mes tiroirs et pas non plus sur Ebay. Alors j’ai pensé à nouveau. Oui. Assez vite ma foi. Rayon décoration, bricolage bien sûr ! Il existe des ciseaux qui vous font des bouts de papier avec un tas de fioritures. Je ne couperai pas plus droit mais le résultat paraitra presque voulu. Du moins, j’y crois. J’écume les boutiques de bricoles et un monsieur comprend tout de suite ma demande. Allez donc à la librairie dans la rue à droite. Et au feu, vous tournez à gauche. Non au feu suivant. Ensuite, il y a un escalier encore à gauche. Non à droite… et vous la verrez. C’est tout près. Une dizaine de minutes à pieds.
J’ai arrêté de penser. Au secours !
Je ne désespère pourtant pas et j’enfile mes chaussures de marche. La librairie est encore ouverte quand j’y arrive après une bonne heure de détours et de rencontres de gens charmants qui m’indiquent souvent un chemin impossible. La marchande n’hésite pas une seconde et me propose un paquet qui comprend une paire de ciseaux avec huit différents bouts de découpe dont un qui ressemble à s’y méprendre aux dentelles des photos de bonne-maman. Victoire ! OUI MAIS.

Non, le prix ne me retient pas, même si, bon… Non, j’ai neuf pages à découper, soit cent quarante quatre coups de ciseaux car chaque image fait sa taille et impossible de s’en sortir avec quatre coups de ciseaux par page. Vous me suivez ? Non ? Quatre fois quatre fois neuf. Vous y êtes ?


C’est long purée !
Bref, j’y suis encore.
Et aussi, ce que j’avais oublié (oui je sais…), c’est que maintenant il me faut des enveloppes, inutiles pour les cartes postales mais indispensables pour mes photos. Et j’ai changé de ville. Et il n’y a pas de librairie. Et la poste ne vend pas d’enveloppe. Et je ne craque pas. Et de toute façon j’ai encore autre chose à faire.

Je suis à Cordoue.

Que dire ?

Cette ville est une merveille.

Je vais deux fois par jour à la mesquita-cathédrale, me farcie la messe pour admirer encore plus, plus longtemps, visite presque tout le reste jusqu’au spectacle chevaux et flamenco, me promène et me perds, tout est beau, agréable et pas seulement touristique. En dehors de Venise, c’est ma ville préférée. Plus ? Un peu.
C’est trop… Trop… Comment dire ? Une autre fois. Vous avez déjà assez à lire. Et à regarder car, tant qu’à y être, je vous ai trié des photos. Activité également très chronophage. Et je vous mets aussi celles de la cabalgata. Nous sommes le 6 décembre, le jour des rois, la fête la plus importante en Espagne après Pâques. Toute la ville est dans la rue pour en prendre plein les mirettes avec le défilé des danseurs et des chars d’où les enfants jettent des bonbons sur la foule. Même les pompiers et la police sont de la partie avec leurs lampions souhaitant bonne fête des rois !
J’ai aussi mis une photo de la piedad et des maisons troglodytes de Guadix car c’est vraiment incroyable. Je raconterais peut-être une autre fois.

Je devrais relire ce post pour la cinquième fois et couper encore… Car l’écriture en fait c’est quoi ? L’art de couper ! Oui madame ! Un récit n’est jamais bon du premier coup – bon moi je pousse un peu la misère en m’y prenant à une vingtaine de fois, voire plus – et je tente d’appliquer la théorie : je coupe coupe et recoupe. Mais cela sera-t-il suffisant ? J’ai fait des phrases à rallonge car telle est ma journée. Merci de votre compréhension, humour, patience, amitié, persévérance, présence, commentaire – sympa -, gentillesse et… Cartes postales ahahah !

Je n’y arriverai pas avant la nuit et le coucher de soleil est trop beau. Je vous laisse… Tout ça pour dire que l’épisode trois de Natacha n’est pas pour aujourd’hui.

7 réponses sur “Mes découpages et Cordoue”

    1. Si mais seulement timbrées pour l’Espagne. Et pour combler les 94 centimes nécessaires à un envoi européen, il faut plus de timbres que ne peut en porter l’enveloppe. J’exagère à peine. J’ai rassuré la postière, j’allais me débrouiller. Optimiste je suis.
      Et j’en ai trouvé dans un magasin de fruits et légumes 💪. Fallait oser demander. On est en Espagne 😉

    1. Si si mais j’ai commencé ma fabrication artisanale de cartes postales approximatives il y deux semaines déjà, loin du tourisme. C’est vrai que depuis que je suis à Cordoue, je ne peux pas faire un pas sans tomber sur une boutique qui vende des cartes postales normales, avec ou sans enveloppe, avec ou sans timbre à destination du monde entier.
      N’empêche, je ne vais tout de même pas abandonner maintenant que j’ai tout le matériel ! Alors entre deux visites, je découpe au troquet. Et les barmans qui ramassent mes rognures de papier en débarrassant mon café et qui me demandent à quoi je joue, se marrent quand je leur réponds. Eux aussi vendent des cartes postales 😆

  1. moins artisanal mais trés pratique c’est l’application Fizzer: tu envoies ta best photo du moment, tu mets un petit texte sympa (et lisible: oui je n’écris toujours pas mieux, toujours impossible de me déchiffrer!) qui deviennent carte postale personnalisée. Pas de timbre, pas de découpe, pas de recherche de boite aux lettres, le tout en direct de là où tu veux!

    1. Et rien dans ta vraie boite aux lettres non plus ? Pas d’enveloppe à déchirer avec gourmandise ? Pas de possibilité de coller la carte sur ton frigidaire ? Ni de t’en servir pour ramasser les miettes après déjeuner ?
      Tu verras quand tu recevras ta carte 👻
      Fizzer fizzons qui fizzera verra

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