Edgar ne s’ennuie jamais

La salle du tribunal est comble. Les accusés ne sont même pas penauds, comme s’ils doutaient de la justice.

Justice est toute relative chez nous. Surtout en 1964. Les natifs sont encore des sans droits. Il a fallu ruser pour enfermer les  sans vergognes.

– Edgar, tu rêves ?

– C’est un peu plus compliqué que ça…

– Vous êtes casse-pied à la fin, tout semble si mystérieux, c’est agaçant !

– Patience, patience…

– T’es pas fatigué de répéter toujours la même chose ?

– Si ! Hahaha !

J’ai levé les yeux au ciel. Que faire d’autre ? Et puis on appelle le premier témoin…

 

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