L’art Aborigène

Cet ouvrage magnifique donne de belles interprétations des peintures : plutôt figuratives et rupestres ou sur écorces dans le nord, pointillistes et symboliques dans le désert.

C’est dans cet ouvrage (références exactes à venir – je n’ai pas l’ouvrage sous le coude 😉 que je puise une explication majeure, pour moi, d’une organisation non violente. il s’agit d’une répartition des droits et devoirs sur la terre qui est innovante pour nous Occidentaux. Chacun est « propriétaire » d’une terre et « gardien » d’une autre. C’est donc une responsabilité croisée qui permet de préserver la terre en respectant la « loi » du rêve (voir Gloweswki) : chacun est un bout de la terre, lui appartient, au même titre que les animaux, les végétaux, les minéraux, etc.

Une belle leçon d’écologie depuis quelques milliers d’années. Certes, l’Australie blanche en découvre la puissance depuis peu de temps alors que la terre est ravagée de nos excès et croyance au progrès « humaniste » (voir le point de vue historique largement oublié quand on parle aujourd’hui d’Humanisme, attention aux interprétations naïves : https://fr.wikipedia.org/wiki/Humanisme)

Ngurra-Kurlu

Steve Jampijupa nous explique comment la loi (du Rêve) , le langage, les cérémonies et la famille soudent notre maison (la terre). Pour que « ça » tienne, il faut resserrer les liens donc un peu s’affronter.
« Si on ne respecte pas la terre, on oublie ce qu’elle essaie de nous dire, on disparaîtra… »
Il parle de son peuple aborigène (d’Australie). Mais bon, tout est lié, n’est-ce pas ?